Délégationdes Alpes-Maritimes

Être bénévole au service prison

En quoi cela consiste-t-il exactement ?

Témoignage d’une bénévole, Annie Burgraeve, responsable du service prison de la délégation des Alpes-Maritimes depuis 2007.

Être bénévole au service prison

Qu’est-ce que je fais au Secours Catholique ?
Je suis responsable du service prison. Je sers d’interface entre l’administration pénitentiaire et le Secours Catholique.

Quelle est l’étincelle qui m’a menée au Secours Catholique ?
J’étais bénévole pour CLIP (Club informatique pénitentiaire) à la maison d’arrêt de Nice et il se trouve que le délégué régional de cette association était l’ancien président de la délégation. Au bout de quelques mois de collaboration à la maison d’arrêt, il m’a fait part de son souhait de développer le service prison au sein de la délégation des Alpes-Maritimes du Secours Catholique. J’ai alors rencontré les responsables nationaux, Jean-Yves Cado et Jean Caël, et intéressée par le sujet j’ai suivi les formations nationales dispensées par le service prison-justice du Secours Catholique. Après quelques mois, le président [de la délégation des Alpes-Maritimes], Alain Lepage, m’a demandé si je voulais prendre la responsabilité de ce service dans les Alpes-Maritimes, ce que j’ai accepté car je trouvais très intéressante la possibilité de pouvoir aider ces personnes qui, en majorité (sauf évidemment les récidivistes « durs »), sont en total désarroi et perdent le contact avec le réel.

Qu’est-ce que mon engagement au Secours Catholique m’apporte ?
Au sein de ce service prison, j’ai réellement le sentiment d’être utile à cette population souvent très défavorisée. Ces hommes et ces femmes sont très perturbés par leur incarcération, nous essayons d’être proches d’eux sans jamais les juger pour l’acte qui les a conduits en prison.

Quelle aide le Secours Catholique peut apporter aux détenus et à leurs familles ?
Je travaille en partenariat avec le Service de probation et d’insertion pénitentiaire (SPIP) et nous essayons de répondre à leurs demandes, concernant les hébergement/passerelles (de courtes durées, huit à quinze jours), le temps que les personnes sortantes puissent reprendre pied et obtenir un hébergement à plus long terme.
Nous finançons quelquefois leurs transports (train/bus) pour les aider.
Nous offrons chaque année un spectacle destiné aux enfants des détenus qui peuvent se retrouver le temps d’un goûter. Des colis pour Noël sont distribués aux personnes sans ressources.
La délégation est habilitée à accueillir les personnes condamnées à des peines « TIG » (travail d’intérêt général).
Le Secours Catholique apporte des aides matérielles aux détenus et à leurs familles, mais aussi une grande écoute.

Quelles sont les conditions de vie en prison pour les mères et leurs enfants mineurs ?
Les futures mamans sont prises en charge par le service médical. Elles vont à l’hôpital pour accoucher et regagnent leur cellule ensuite (une des cellules est aménagée maman-bébé). Elles peuvent garder leur enfant durant dix-huit mois. Au bout de quelques mois, une puéricultrice est chargée de sortir le bébé régulièrement. Ensuite, la maman peut être libérée sous surveillance et purger le restant de sa peine dans un foyer, ou alors l’enfant est repris par le papa ou la famille ; cela dépend des cas, de la longueur de la peine et de la gravité des actes qui ont motivé la mise en incarcération.

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